littérature, avis,
En s'avançant sous les ombres conjuguées de Robert Holdstock, de André Dhôtel, de Marcel Brion, ou que sais-je encore, d'un "évanescent Domaine" rappelant " l'Antique Parage Interdit" de Lavondyss, La Lisière de Bohême avait tout pour retenir mon attention....
La Révolution comme oeuvre de démantèlement sauvage, sanguinaire, d'un ordre établi depuis des siècles ; ordre tout aussi patiemment construit ; exercé, le plus souvent, par des personnages de haut rang, exquis et éclairés. Voici la vision de Pierre Gaxotte,...
"J'ai fait tout ce que je pouvais pour lui, mais ce type est dingue." Ainsi John Gardner conclut-il sa section préliminaire de remerciements. [...] Voilà une façon un peu rapide de régler son sort à Peter Mickelsson, le personnage central, personnage-monde,...
Comment parler de ce livre ? Que faut-il dire ? Je ne peux pas le resituer dans le contexte des "productions" de l'époque, ceci à cause de ma vaste et malheureusement, quelque part, confortable inculture. Que ce soit pour en démontrer la singularité,...
Je me rends compte que je diffère depuis longtemps mes incursions dans ce domaine, très riche, du récit fantastique. Passons sur Lovecraft, que j'ai beaucoup lu étant plus jeune, et qui m'a laissé une impression durable. J'y reviendrai un jour, certainement....
10 18 poche, 272 p. Il paraît que les romans, nouvelles de John Fante ont gagné leur succès un peu grâce à Charles Bukowski, qui ne cachait pas son admiration pour l'écrivain. Une reconnaissance tardive, et ceci implique probablement une découverte tout...
Il y a quelque temps, complètement vautré sur les tables des bouquinistes de Mouans Sartoux, lors d'un Salon du Livre, j'ai fini par acquérir "Trilby - La fée aux miettes", de Charles Nodier. Pour 1 euro. (On m'a même filé un sac plastique.) Il fallait...
Il fallait que je découvre Kafka avec cette longue adresse au père, si éloignée, semble-t-il, de ce qu'il a pu produire en fiction. Une lettre fort longue, certes, en sa qualité de lettre, mais un petit livre, qui se lit comme une grosse nouvelle. Et...
Lavondyss, de Robert Holdstock Pour la seconde fois. La faute à qui ? Au livre, à moi ? Je ne saurais pas trop le dire. C'est vrai quoi, c'est assez délicat parfois, de savoir ce qui procède de l'humeur, ou du livre. Allez, un peu de courage ... c'est...
"Dublinois", ci-nommé en édition Folio, ou encore "Gens de Dublin" pour d'autres éditions (et traductions ne se limitant pas à un changement de titre). J. Joyce a sans doute réservé pour d'autres de ses livres (Ulysse en tête, j'imagine) la visite du...
Editions Gallimard, Folio, 192 p. (récits), 104 p. (notes et annexes) Gérard Labrunie a pris pour pseudonyme le nom de la terre où reposent ses chers disparus ("le clos de Nerval"), avant d'entamer son voyage de poète. Lors de ces fameuses Nuits d'octobre,...
Première incursion dans l'univers d'un de nos "petits Frenchies" versant dans les "mauvais genres" : Johan Héliot. J. Héliot a "fait son trou" dans le milieu depuis quelque temps. Je ne connais pas ses publications antérieures ; il revient des noms comme...
Actes Sud, "un endroit où aller", 313 p. Pour être amené à fréquenter un auteur, il faut que quelqu'un vous en ait conseillé la compagnie. Ou qu'un média, bien informé et qui a toute votre confiance, vous recommande une oeuvre en particulier de celui-ci....
" Qu'il est glorieux d'ouvrir une nouvelle carrière, et de paraître tout à coup dans le monde savant, un livre de découvertes à la main, comme une comète inattendue étincelle dans l'espace ! Non, je ne tiendrais plus mon livre in petto ; le voilà, messieurs,...
Chahdortt Djavann fait beaucoup parler d'elle ces derniers temps, à cause d'un livre intitulé "Les putes voilées n'iront pas au paradis !", paru chez Grasset. On ne sait ce qui pousse un éditeur à choisir un titre, pour ce qui n'est d'abord qu'un manuscrit....
La première fois que j'ai vu la couverture de ce livre, en l'occurrence ces fusées lancées vers l'espace, je n'y ai pas même prêté attention. L'imagerie de la science-fiction est trop familière pour se déployer avec innocence sous nos yeux. Il y avait...
Ca faisait longtemps que je voulais lire un Di Rollo. Les thématiques abordées, les objets en eux-mêmes (les éditions au Bélial sont superbes), la juxtaposition fantastique d'un éléphant qui rode dans une ville en ruines, sur un thème de fin du monde...
En commençant le "Journal" de Jean René Huguenin, je cherchais à entendre la voix d'un homme, jeune peut-être, face à sa tâche d'écrivain ; je cherchais à l'entendre résonner à travers temps et époques. On peut trouver de telles choses, en parcourant...
Inventer sa solitude, ou s'individuer. Et présider, en conscience, aux déploiements de l'écriture à venir. Tenter d'en approcher le noyau ; l'absence de tout romantisme, vis-à-vis de la question de l'écriture, guide Paul Auster (s'en tenir aux faits objectifs,...
Les avatars de la paternité sont, la plupart du temps, des modèles "en creux", ou que l'on tendrait à définir de manière négative. Faut-il rappeler les innombrables clichés dont on nous rebat les oreilles depuis ... fort longtemps ? L'autorité, la présence...
Les grands bois, ces immensités de Bohême, ont été aimés, rêvés, parcourus par Adalbert Stifter. Peut-être souhaitait-il, à travers ce récit, les rendre à leur innocence, à leur impassibilité face au chaos propagé par les hommes. La Guerre de Trente Ans...
Lorsque j'ai découvert Paul Auster, à 20 ans et des poussières, je ne lisais plus, ou si peu, depuis des années ; quand vos derniers souvenirs de lectures concernent massivement des page-turners, (de très bons Stephen King, mais ne le résumons pas à cela)...
Les livres de famille que l'on récupère, sans jamais avoir pensé une seconde à s'en débarasser, on ne sait jamais bien si on les lira un jour. Ils sont là comme des ombres, pèsent leur poids symbolique, et en ajoutant à cela qu'il existe tant de grands...
Henry Bauchau est décédé il y a plusieurs semaines maintenant. Peut-être est-il temps de le regretter, de vouloir plonger dans la faille qui nous est commune, à tous : l'expérience de la disparition des autres, dans laquelle nous sommes parfois contraints...
« Ah, il faut absolument lire Olivier Norek, et ces intrigues, dignes d'un excellent polar urbain ! » Et ledit O. Norek, invité d'une émission littéraire, de sourire avec un air pas tout à fait entendu, presque touché, ravi d'être « là », pour ainsi dire....